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Open data : près de 90% des collectivités locales n’ont toujours pas ouvert leurs données


Dans l’Ouest parisien, le territoire de Grand Paris Seine Ouest et les sept communes qui le composent se distinguent dans le paysage de l’open data. Toutes ces collectivités ont en effet partagé leurs données publiques, certaines depuis longtemps, comme Issy-les-Moulineaux qui s’est lancée début 2012.

Dans le reste des Hauts-de-Seine, six autres villes ont pris la même direction (Asnières, Puteaux, Nanterre, Suresnes, Rueil Malmaison et Sceaux). Cela parait peu alors que l’obligation de publication des données publiques par les collectivités de plus de 3500 habitants (et employant plus de 50 agents ou salariés) est entrée en vigueur en octobre 2018, deux ans après l’adoption de la loi pour une République Numérique.

Ce n’est pas vraiment étonnant. La publication annuelle, par OpenDataFrance, de l’état de l’ouverture des données dans les territoires montre que si celle-ci se poursuit sur un rythme régulier d’environ 130 nouvelles collectivités ouvertes par an. On est encore loin des 4 604 collectivités concernées par la loi. Au total, seules 503 collectivités ont franchi le pas, soit 11 %, ce qui laisse une marge de progression très importante. Pour le dire plus radicalement, cela indique que près de 90% des collectivités ne respectent pas (encore) leurs obligations.

Si les régions sont désormais toutes ouvertes, les départements n’en sont qu’à près de 60% d’ouverture. Plus de la moitié des collectivités de plus de 100 000 habitants sont ouvertes (cela intègre les métropoles ouvertes à 82% et les plus grosses intercommunalités). Mais, en dessous de ce seuil, moins de 8 % des collectivités inférieures à 100 000 habitants arrivent à publier des données.

Pour la publication des données, Data.gouv reste la principale plateforme d’hébergement avec 41% des collectivités, suivie des plateformes sous technologie OpenDataSoft (28%) ou open source CKAN (14%). Tous hébergeurs et technologies confondus,la plateforme OpenDataSoft accueille cependant le plus grand nombre de données avec près de 40 % des 15 572 jeux de données publiées au total.

Mais les standards de publication et les bonnes pratiques de publication ne sont pas suffisants. La qualité intrinsèque des données est encore à améliorer. Il n’y a pas de métrique évidente pour cela mais la complétude et la régularité de mise à jour des données sont des éléments simples à observer. A titre d’exemple, la fraicheur des données n’est pas respectée dans près de 92% des cas !

Bref, nous n’en sommes encore qu’aux débuts de l’opendata, et il reste beaucoup de travail.

L’analyse d’Open Data France


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