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PoliVisu mise sur la datavisualisation pour prendre de meilleures décisions

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Les membres du projet Polivisu se sont réunis à Issy-les-Moulineaux, les 29 et 30 janvier derniers, pour faire un point d’étape sur le projet de recherche européen destiné à faire des données des outils d’aide à la décision des politiques publiques.

Depuis un peu plus de deux ans, les quinze partenaires européens du projet Polivisu multiplient les développements pour démontrer que la donnée, qu’elle soit ouverte ou massive, peut être un formidable d’outil d’aide à la décision pour les politiques publiques. Pas besoin, pour cela, d’imaginer d’immenses salles de contrôle avec plein d’écrans. En partant des usages, et notamment de besoins clairement identifiés, on peut améliorer le fonctionnement de nos villes.

15 partenaires publics et privés

Autour de la Région Flandre,  trois villes (Issy-les-Moulineaux en France, Gand en Belgique et Pilsen en République Tchèque) testent des outils de visualisation développés par un consortium d’entreprises (Cityzen Data en France, Innoconnect et EDIP en République Tchèque, IS-PracticeMacq and Geosparc en Belgique, Plan4All21c, au Royaume-Uni, en partenariat avec l’école Polytechnique de Milan (Italie) et le centre de recherche Technologiques d’Athènes (Grèce).

Nombreuses initiatives en Europe

En Belgique, par exemple, la région flamande a développé une plateforme d’informations qui centralise les travaux sur le domaine routier. Grâce à celle-ci, intitulée GIPOD, les services publics et privés garantissent une meilleure coordination des travaux et une planification plus efficace. Cela réduit les coûts de construction. Via le site Spotbooking, par le biais d’un formulaire de demande facile à utiliser, citoyens, entreprises et associations peuvent introduire des demandes en vue de l’occupation temporaire du domaine public : une terrasse, un événement, un déménagement par exemple. Les demandeurs peuvent enregistrer eux-mêmes leur occupation sur une carte à l’aide d’une interface facile à utiliser. Les données collectées à l’occasion de la demande, du traitement et du contrôle d’autorisations revêtent une valeur inestimable pour le fonctionnement des services publics.

A Gand, la ville collecte les données issues des téléphones mobiles et du wifi pour comprendre les habitudes de la population estudiantine de la ville. Avec Proximus, l’opérateur belge de télécommunications, ils ont par exemple estimé que près de 4.000 étudiants venaient chaque jour en Ville pour y étudier sans y séjourner, une information utile pour la collectivité qui doit adapter ses services et ses infrastructures en conséquence.

A Pilsen, en République Tchèque, les données contribuent à améliorer la modélisation du trafic. Des capteurs ont été installés pour permettre d’avoir les infos en temps réel. L’objectif d’un projet comme Polivisu est de rendre accessible aux villes moyennes des outils dont disposent les grandes villes pour gérer plus efficacement la circulation automobile.

A Issy-les-Moulineaux, c’est le développement d’un tableau de bord qui permet d’analyser l’historique, heure par heure, du trafic automobile et d’identifier ainsi les segments de route qui posent problème et nécessitent une action de la part de la collectivité. Mais si, depuis le début du projet, les données de transport public ont été ouverts, l’accès aux données de trafic est encore difficile. Il faut payer pour obtenir ceux qui fournisseurs d’itinéraires, comme TomTom ou Google ou poser des capteurs sur la chaussée pour les obtenir. C’est d’autant moins satisfaisant que les véhicules sont de plus en plus connectés et que les constructeurs disposent de données de plus en plus précises. En Belgique, la ville de Mechelen a trouvé une solution et propose à des citoyens volontaires d’installer des capteurs video sur une fenetre de leur appartement afin de mesurer le trafic automobile, notamment aux abords des écoles. Il est possible d’enregistrer le nombre de voitures, de circulation dense, d’autobus, de cyclistes et de piétons eux-mêmes de manière fiable et abordable Telraam offre les capteurs (95 euros l’unité) et collecte les données pour mesurer l’état du trafic en fonction des différentes heures de la journée.

Une présentation de l’expérimentation My Anatol, en cours à Issy-les-Moulineaux, a été organisée en direction des partenaires européens. L’idée de cette start-up est de rendre la main aux collectivités locales, débordées par les algorithmes des éditeurs d’itinéraires comme Waze, en mettant à leur disposition une plateforme d’assistance globale à la mobilité. Cela leur permet de conseiller des itinéraires bis conforment à leurs plans de circulation et d’adresser des messages de prudence aux automobilites aux abords des écoles ou lors d’incidents impactant la circulation automobile.


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