Bull se recentre sur le cloud et le big data

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Issy-les-Moulineaux, le 21 janvier 2014 – 

Le groupe informatique Bull a annoncé un nouveau plan stratégique, baptisé “One Bull”, qui a pour objectif de recentrer ses activités autour des enjeux du cloud et du big data, deux secteurs à fort potentiel de croissance. Selon Bull, le cloud dispose d’un taux de croissance moyenne annuelle de 17% sur la période 2014-2017 et le Big data de 27%.

L’entreprise ambitionne de devenir l’opérateur de confiance de la donnée en entreprise. Dans cette optique, le plan “One Bull” mobilisera l’ensemble des ressources du groupe pour développer les solutions et les services qui permettront aux entreprises de tirer toute la valeur des informations qu’elles produisent et qu’elles utilisent. Le plan a pour objectif de doubler la marge opérationnelle (EBIT) sur la période pour atteindre 7% du chiffre d’affaires en 2017.

Pour accroître ses marges, le groupe mise donc sur l’informatique dématérialisée qui consiste pour l’entreprise à externaliser la gestion de ses données. « Le marché se trouve à un point d’inflexion. Les entreprises considèrent déjà que l’informatique doit être un coût variable, et paient à l’usage, assure le patron de Bull, Philippe Vannier. Mais, pour l’instant, elles gèrent toujours leurs progiciels, leurs messageries. Nous entrons dans une nouvelle phase au terme de laquelle cette gestion-là sera transférée à des sociétés comme la nôtre. » 

Le groupe informatique assure pouvoir proposer aussi bien des offres de cloud privé, avec des données hébergées au sein de l’entreprise, que de cloud public, où les données sont hébergées sur des serveurs extérieurs. Bull a ainsi investi dans Numergy, au côté de SFR et de la Caisse des Dépôts. Le groupe va concentrer ses dépenses de recherche et développement, qui pèsent 6 % de son chiffre d’affaires, sur ces technologies, et en particulier sur les supercalculateurs et la sécurité.

Le groupe fera aussi l’objet d’une réorganisation. Au niveau géographique, d’abord. Présent dans 50 pays, il prévoit de fermer certaines filiales et de concentrer l’ensemble de l’activité autour de « cinq grands centres régionaux ». Bull sortira, ensuite, de certaines activités déficitaires. «  Nous allons rationaliser nos offres commerciales. Par exemple, nous pourrons arrêter l’installation de petits systèmes ou la revente de matériel », souligne le PDG.

Bull mise, enfin, sur les départs naturels pour alléger sa masse salariale, qu’il s’agisse de départs en retraite ou du turnover (rotation de l’effectif), qui oscille entre 5 et 15 % par an. Sur les trois dernières années, les effectifs sont passés de 7.600 personnes à 9.300.

Lors des neuf premiers mois de l’année 2013, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 870 millions d’euros. Après être sorti du rouge en 2012, il table pour l’exercice 2013 sur un résultat opérationnel compris entre 40 et 50 millions d’euros.

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