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Aldebaran lance Plato, un nouveau robot collaboratif

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Après Pepper et Nao, voici Plato. La pépite française Aldebaran a dévoilé, lors du salon Equiphotel, début novembre Plato, un robot de service pensé dans un premier temps pour le secteur de l’hôtellerie restauration.

L’ambition est de seconder les serveurs qui pourront ainsi travailler avec le robot et lui donner des ordres simplement par la commande vocale. Il peut en effet être contrôlé soit à l’aide d’une tablette, soit par la voix. Plato ne remplace donc pas le serveur mais l’accompagne dans son service pour lui permettre « de se consacrer à l’interaction sociale avec les clients », affirme Xavier Lachérade, le directeur général d’Aldebaran. Il n’évoque d’ailleuts pas un robot, en parlant de Plato, mais un « cobiot » selon les termes de l’entreprise, c’est-à-dire un robot collaboratif.

Plato a une base mobile circulaire dotée de six roues, dont deux roues motrices. Il fait 1m11 de haut et 50 cm ce qui lui permet de circuler dans des espaces étroits pouvant correspondre à des couloirs de 70 centimètres avec des angles droits. Une capacité essentielle puisqu’il a vocation à être utilisé dans les restaurants. Il peut se déplacer jusqu’à 2,6 km/h mais sa vitesse est réglable, et il dispose d’une autonomie de 15 heures en usage continue.

Dans sa configuration de base, Plato est commercialisé avec une bassine et un couvercle dans laquelle peut être entreposée de la vaisselle sale avec une capacité de charge allant jusqu’à 20 kg. Puis, deux étagères sur les niveaux du dessus peuvent accueillir des plateaux de service pesant chacun jusqu’à 10 kg. Le robot qui peut transporter un maximum de 30 kg au total est conçu pour livrer plusieurs tables à la fois et multiplier les allées et venues.

Il est équipé d’un Lidar pour la sécurité qui lui permet de détecter des obstacles afin de s’arrêter ainsi que de trois capteurs 3D pour détecter tous les obstacles comme des chaises et des tables. Deux boutons d’arrêt d’urgence facilement atteignables permettent de l’éteindre si nécessaire. Enfin, un petit pare-chocs, fixé tout en bas du robot signal toute collision au système embarqué ce qui arrête la motorisation du robot.

Le robot est assemblé en Normandie par l’entreprise Asteelflash qui à terme pourra produire 200 à 250 Plato par mois. Mais c’est Aldebaran elle-même qui a mis au point l’ensemble du processus de fabrication, agencé les différents postes de travail, déterminé les outils utilisé, pensé la supply chain, et géré la traçabilité et l’archivage. Cela est possible en raison de sa propre ligne de fabrication située au rez-de-chaussée du bâtiment qu’elle occupe à Issy-les-Moulineaux, avec une entrée sur Paris.

Dans un premier temps, Plato est commercialisé auprès des restaurants et des hôtels mais Aldebaran mène également des tests en Ehpad pour la restauration ainsi que dans des cas où il peut accompagner le personnel soignant dans d’autres fonctions. Il vise des ventes à plusieurs milliers d’exemplaires en 2023 et donne le la d’une nouvelle génération de robots.

Après avoir été rachetée par le groupe japonais Softbank Robotics, qui l’avait renommé Softbank Robotics Europe, Aldebaran est récemment passée dans les mains du groupe allemand United Robotics et retrouvé son nom d’origine.

Le site de d’Aldebaran

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